(Châpo)
Nous sommes aujourd’hui bien loin de la « Maison-manifeste », trophée de l’exposition Villette-Amazone, qui proposait au début des années 90, la HQE sous forme d’un blockhaus compact, agrémenté de commentaires visionnaires et poétiques. La HQE a désormais des racines solides, des directives et des plans, mais pas forcément un avenir limpide et opérationnel.
(Intro)
Des directives européennes aux plans nationaux, la HQE se décline sous bien des formes différentes, alimentant associations ou fédérations, multipliant les approches pas toujours coordonnées, les déclarations ambitieuses, mais oubliant parfois la simple réalité économique.
Saga d’un espace européen un peu disparate.
Bruxelles nous ayant habitués, depuis longtemps, à manier la carotte et le bâton, la HQE ne devait pas faire exception. Un seul problème : la HQE étant à la fois un sujet nouveau, et mobilisant de nombreuses compétences, il était inévitable que différentes DG s’en emparent, au risque de multiplier les initiatives, sans pour autant donner une vision claire au maître d’ouvrage.
Une première directive en 1989 (transposée en droit français en 1992) imposait déjà la généralisation du marquage CE des produits de construction. Il faudra attendre cependant 2002 pour que les premières normes harmonisées dans ce domaine apparaissent. Mais le plus important, en matière de HQE, est la directive européenne 2002/91/CE (16 décembre 2002) sur la performance énergétique des bâtiments. Celle-ci prend en compte le fait que plus de 40% de l’énergie consommée dans l’UE provient des bâtiments (habitat, tertiaire, etc.), que 2 millions de chaudières domestiques en Europe ont plus de 5 ans (leur remplacement économiserait à lui seul 5% des consommations totales de chauffage), et que la consommation d’éclairage dans les bureaux peut être réduite de 30 à 50%. Eléments majeurs de cette directive : la mise en place d’une méthodologie commune de calcul de la performance énergétique des bâtiments, l’application de normes minimales pour les bâtiments neufs (et pour certains bâtiments lors de leur rénovation), l’affichage dans les bâtiments publics de « certificats de performance énergétique », un renforcement du contrôle des chaudières et des systèmes de refroidissement.
Energie Cités commente la directive sur l’énergie dans les bâtimentsL’association Energie Cites, qui œuvre depuis plusieurs années dans le domaine de l’efficacité énergétique pour les collectivités locales, approuve largement cette initiative réglementaire, mais souligne : - que les équipements intérieurs (de type bureautique, audiovisuel, etc.) devraient être intégrés dans le calcul des performances énergétiques. - que le recours à la cogénération et aux énergies renouvelables devrait être mieux soutenu dans les réhabilitations - qu’il est nécessaire de tenir compte de l’avis des utilisateurs dans le système de certification des bâtiments, et de compléter cette certification avec, par exemple, des indices synthétiques d’émissions de CO2 - que des « gestionnaires de l’énergie » sont indispensables dans tout patrimoine de plus de 1000 m2 (seuil pour lequel la Commission préconise des études préalables de faisabilité technique des systèmes énergétiques)
- que les collectivités locales doivent affirmer leur rôle par rapport aux distributeurs d’énergie, par exemple avec des exigences de performances dans les cahiers des charges des consultations publiques.
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C’était sans compter avec la Direction Générale Recherche qui s’avère être la plus prolifique en matière de HQE. Dans le cadre du programme « Ville de demain et héritage culturel », on compte la bagatelle d’une vingtaine de projets de recherche, ayant peu ou prou un rapport avec la HQE. Des noms évocateurs pour des sujets variés : CRISP (Construction and City Related Sustainability), PRESCO (Practical Recommandation for Sustainable Construction), SHE (Sustainable Housing in Europe), etc. Il est vrai, aussi, que tous les domaines de la construction sont abordés, des déchets de construction au chauffage, en passant par la climatisation, l’intégration des bâtiments dans la ville, la gestion des déchets de chantier, etc.
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HQE2R : démarche exponentielle pour les quartiers
27 partenaires européens (dont le CSTB) pour un projet de recherche permettant, à terme, d’appliquer le concept de HQE à un quartier. Le projet HQE2R, qui s’est déroulé de juillet 2001 à mars 2004, avait pour objectifs de mettre au point une méthode commune de diagnostic partagé de développement durable dans un quartier, puis d’élaborer des recommandations pour intégrer la HQE dans tous les documents d’urbanisme, avec un souci particulier de dialogue auprès des habitants. Angers, Anzin, Cannes et Echirolles étaient les « laboratoires » du projet, qui aujourd’hui propose aux professionnels de l’habitat et de la construction, en guise de conclusions opérationnelles… 5 objectifs, 21 cibles et 51 sous-cibles !
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Mieux que « Dallas »... La HQE française à coup de plans
Si l’Association HQE, créée en 1996, avec ses 14 objectifs de Haute Qualité Environnementale, se voulait au départ « une démarche », et non un label, nous sommes vite tombés dans la valse des plans structurels, au gré des exécutifs successifs.
En 1996, la LAURE (Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie) nous avait déjà amenés à imaginer des « certificats de consommation énergétique » pour les logements. Puis, en 1999, la LOADDT (Loi d’Aménagement Durable du territoire) donne le ton, avec des schémas de services collectifs, dont ceux de l’énergie. On ne parle pas clairement de Haute Qualité environnementale, mais le contexte général est posé, d’autant plus que la Conférence des Parties de Buenos Aires, sur l’effet de serre, nous avait déjà laissé entrevoir une difficile perspective énergétique. La même année, une communication en Conseil des Ministres, sur le Programme d’Actions « Bâtiments et Santé », crée l’Observatoire de la Qualité de l’Air intérieur.
Le 6 décembre 2000 est lancé le Programme National d’Amélioration de l’Efficacité Energétique (PNAEE), qui s’attache à mettre en oeuvre la future réglementation thermique RT 2000, prévoit un volet « maîtrise de l’énergie » dans les opérations OPATB, et surtout crée les « Espaces Info Energie », avec le soutien de l’ADEME. Un plan très clairement « énergie », qui, au fond, ne fait que suivre les directives européennes en cours ou à venir.
La vraie nouveauté semble arriver en janvier 2002, avec le PNHCDD. Encore un Plan National, cette fois-ci pour l’Habitat, la Construction et le Développement Durable. Où l’on reparle de la qualité de l’air intérieur (l’Observatoire était déjà créé), de la qualité de l’eau, des nuisances sonores (le principe des « points noirs » du bruit était déjà acquis), des produits de construction performants (la Directive européenne était sortie depuis 10 ans), des chantiers de construction « écologiques » devant respecter la loi « déchets » elle-même votée en 1992, de la prévention des catastrophes naturelles (la tempête de 99 était encore dans les esprits ), de l’adaptation systématique des logements aux personnes handicapées (l’année européenne du handicap allait démarrer). Bref, de simples confirmations sur la construction durable, avec cependant, plus officiel, la généralisation de la HQE sous un référentiel national…porté par l’association HQE. Une reconnaissance tout à fait éclatante, pour une démarche qui se voulait avant tout volontaire et progressiste…mais qui fixe son « pré carré » lors de son Assemblée générale du 19 mars 2002, en « labellisant » la marque « HQE® ». Coïncidence ? Le lendemain, le Ministère de l’Environnement publie son « Plan d’actions HQE » qui fixe, entre autres, une convention d’objectifs entre l’Etat et l’association, et de multiples financements complémentaires via l’ADEME.
Toujours plus visionnaire : le « Bâtiment français à l’horizon 2010 »
C’est en 2002 que l’ADEME et le Plan Urbanisme Construction Architecture lancent la consultation nationale « Bâtiment à l’horizon 2010 ». Un louable effort de prospective, intégrant l’ensemble des nouvelles réglementations, tant françaises qu’européennes, anticipant le recours aux énergies renouvelables, et la future norme RT 2005. Depuis sa création, ce programme d’aide a permis de soutenir 92 projets, d’un montant total de 22 M d’€, avec une participation de l’ADEME de 9 M d’€. Pour 2004, le « Bâtiment 2010 » s’oriente plus particulièrement sur l’architecture bioclimatique, et le confort d’été, avec 41 dossiers retenus. On notera surtout cette année une plus grande diversité des lauréats par rapport aux années précédentes, qui comptaient toujours plus d’un quart des projets en provenance du CSTB.
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Confortant l’ensemble du dispositif, l’association HQE crée le 20 juin 2003 sa marque « Partenaires HQE® », et sa « Charte de formation HQE® » pour tous les organismes de formation voulant diffuser la « bonne parole ». Au point où on en était, l’association HQE devient « d’utilité publique », le 5 janvier 2004… soit 6 mois avant l’annonce du plan Climat qui prévoit un chapitre spécifique sur « l’éco-habitat », avec des exonérations de taxe foncière, des crédits d’impôts pouvant aller jusqu’à 40%, et des « certificats d’économie d’énergie ».
Pensait-on avoir enfin stabilisé la HQE française ? C’était mal connaître notre inépuisable talent pour disperser efforts et subsides… Début 2004, l’association Utopies crée, avec des industriels tels qu’Accor, Bouygues, Lafarge, Gaz de France, Conforama (mais aussi avec l’inévitable Association HQE) un groupe de travail appelé « Entreprises et construction durable ». Le leitmotiv du projet est de « passer du syndrome de la patate chaude au cercle vertueux de la coopération »… Nouvelle annonce début juillet : l’ADEME, le CSTB, EDF, GDF, Arcelor et Lafarge créent la « Fondation Energie Bâtiment » pour financer des recherches visant à diminuer les gaz à effet de serre dans les bâtiments.
Il ne manquait plus que les architectes à l’appel ; oubli réparé le 8 juillet, avec les 10 propositions de l’Ordre National des architectes, en faveur du développement durable, prévoyant aussi (abondance de biens ne nuit pas…) un « Forum national », des outils d’analyse économique, et une grand-messe de l’architecture durable en 2005.
Le plus étonnant, dans ces multiples projets, est leur volonté commune « d’organiser et de fédérer les acteurs », de « créer des référentiels généraux », « d’apporter une vision globale ». On peut simplement espérer, après ce rapide tour d’horizon, que « l’ambition partagée », si chère aux supporters du développement durable, aura finalement le dernier mot de l’efficacité dans ce feuilleton « à coup de plans ».
« Petits pas » anglais, participatifs et originaux
Si l’Angleterre était bien entrée dans la danse du développement durable, avec son programme national en 2000, « Building a better quality of life », elle a su en moins de 4 ans concrétiser ses actions de manière assez originale. Point de grands débats théoriques, mais, pour commencer, une « Charte clientèle » pour les acteurs du secteur de la construction. Qualité des produits, économies d’énergies, indicateurs de développement durable, échanges d’expérience, la « Charte clientèle » regroupe aujourd’hui les principales associations du bâtiment, de la construction, des bailleurs locatifs, et s’est déclinée en 2002 pour les PME-PMI, et en direction de toutes les constructions individuelles.
Dans la même cohérence (et sous l’égide de deux ministères seulement), la HQE a poursuivi son bout de chemin en Angleterre, d’abord avec un travail productif de groupes de réflexion incluant tous les acteurs, en particulier les fédérations d’ingénierie, les Centres de recherches sur la construction, la Fédération des industries du béton et du ciment, et les producteurs de métaux.
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Un travail opérationnel, basé d’abord sur le climat
En octobre 2003, une première réunion nationale sur la HQE officialise une commission de travail opérationnelle, qui doit rendre ses conclusions et recommandations en moins d’un an, avec une mission très orientée sur les économies de CO2 La base de départ est claire : 50% des émissions de CO2 en Angleterre proviennent, peu ou prou, du secteur de la construction, et un programme volontariste dans ce domaine permettrait d’économiser 100 millions de £ par an. Donc, Kyoto en ligne de mire, et « Honni soit qui mal y pense »… tout le secteur de la construction est impliqué. Les collectivités locales ne manquent pas à l’appel, puisque leurs associations, regroupées sur le thème de la HQE dès mars 2000, avaient déjà leur programme de travail spécifique, leur réseau d’échanges (« Wellbuilt, Sustainable Construction ») et, pour les plus réticentes, leur « pense-bête » de rigueur : « 20 bonnes idées pour construire durablement ». Mêmes objectifs pour le logement social, impliqué dans l’action dès 1998, avec la publication, deux ans plus tard, de son propre code de construction HQE.
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Le défi de la concertation HQE est tenu, puisque, le 27 juillet dernier, le gouvernement anglais annonce la prochaine sortie d’un « Code national pour la construction durable », qui devrait être présenté dans sa première version en janvier 2005. La grande originalité de ce travail national sur la HQE est à la fois d’avoir été mené pas à pas, sans déclaration emblématique, ni querelle de clocher (pas de marque « green bulding » déposée), mais avec des échéances claires, et un appui financier non négligeable. L’autre exploit (beaucoup de pays pourraient prendre exemple), c’est d’avoir associé non seulement l’ensemble de la profession, mais aussi les futurs utilisateurs, et les associations comme WWF, Energy Saving Trust, etc , tout en conservant une cohérence très « british » avec les autres législations, comme la loi sur le changement climatique, la loi sur l’eau, les différentes lois sur les déchets, et même les recommandations sur les cycles de vie des matériaux. .
L’Angleterre a pris son temps…sans doute pour être plus efficace. Wait and see...
La HQE suisse réglée comme une horloge
On connaissait déjà la Suisse pour son réseau « Cités de l’Energie », et par ses initiatives en matière d’Agendas 21 locaux, autant d’actions menées dans une relative discrétion très helvétique. La HQE ne fait pas exception à cette tradition, et s’adapte tranquillement aux structures gouvernementales et cantonales. L’Office Fédéral de l’Energie (Suisse énergie) a d’ailleurs lancé, en novembre 2003, la campagne « Bien construire 2004 », pour tous les professionnels impliqués dans le processus de planification des bâtiments. Un slogan trilingue dans l’humour et le réalisme :« Economisez de l’argent et de l’énergie. Mais n’en faites tout de même pas trop ! ». Le ton « qualité-prix » est donné pour tous les partenaires, dont l’agence des énergies renouvelables, l’Union pétrolière suisse, l’association des propriétaires fonciers, et l’association immobilière de Berne. ..
Préoccupation financière aussi dans le label « Minergie », créé en 1998 par l’Office Fédéral. Ce label est principalement orienté sur l’enveloppe du bâtiment, l’aération douce et le chauffage efficace, et compte aujourd’hui plus de 7400 réalisations en Suisse, dans 12 catégories (dont les immeubles tertiaire et les constructions individuelles), avec un souci tout particulier pour les installations sportives et les piscines.
Pas de HQE suisse sans perspective financière
Le commentaire de la Banque cantonale de Zürich, partenaire de Minergie, est éloquent : « Au bout de 30 ans, un bâtiment Minergie aura, sur cette simple marque, une valeur supérieure de 12% à un bâtiment conventionnel, pour un surcoût d’investissement qui n’excède pas 6%. Par ailleurs, la réduction annuelle des dommages immobiliers liés à l’humidité peut atteindre au total, grâce à Minergie, 5,8 milliards de FS ». Pas étonnant, donc, que les cantons proposent des primes financières d’encouragement à Minergie, des hypothèques à taux avantageux, et aussi des réductions d’impôts locaux (par un calcul corrigé de la surface au sol). De plus, depuis le début de l’année, un nouveau label, Minergie P, a été créé pour favoriser les énergies renouvelables dans l’habitat.
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L’originalité de la Suisse, en matière de HQE, a été aussi de s’intéresser, dès 1989, à l’ensemble des phases « amont » de la construction, en particulier avec le soutien de l’association KÖB, structure carrément « informelle », qui regroupe les principaux services de construction suisses. La KÖB, qui travaille étroitement avec la coordination des services fédéraux de l’immobilier, a d’ailleurs publié, il y a trois ans, un premier guide sur la « gestion écologique des projets de construction » (avec des annexes « analyses des expériences ratées »), et s’appuie aujourd’hui sur des exemples « d’éco-devis », et sur le logiciel SNARC, qui permet d’appliquer la HQE dès la phase «concours d’architecture».
(Conclusion)
On peut dire qu’en termes de HQE, ce ne sont ni les idées, ni les initiatives qui manquent. Encore faut-il qu’elles soient coordonnées, cohérentes, et pas « vampirisées » par des organisations qui, pour être compétentes, n’en sont pas moins omniprésentes.
Certes, la HQE s’adresse à de nombreux corps de métiers, aux intérêts parfois différents, et suppose aussi une dimension financière à moyen terme, qui ne s’accorde pas toujours avec les impératifs d’un secteur souvent fragile.
Sans chercher une harmonisation qui pourrait aussi déboucher sur une uniformisation des contraintes, peut-être pourrions-nous enfin trouver une « approche durable », qui ne soit pas seulement dictée par les opportunités, les velléités, ou les rivalités ?
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David Gottfried, le « Bill Gates » de la HQE
Fraîchement diplômé de Stanford en 1982, David Gottfried quitte sa Californie natale pour Washington, au moment où le marché immobilier américain « classique » s’effondre. Lors d’une conférence d’architectes à Boston-la même année que le Sommet de Rio-, il lance le concept qui va faire sa fortune : « le marché du bâtiment ne doit pas seulement être rentable, il doit aussi être une pierre angulaire du développement durable ». Boudé à l’époque par le WorldWatch Institute, il persiste en créant, en 1993, le Conseil américain de la construction « verte » (USGB Council), qui va peu à peu devenir la référence gouvernementale (2800 membres à ce jour) et le fer de lance de l’Agence Américaine de l’Environnement (EPA). L’année suivante, (on ne vit pas que de concepts..), retour à Frisco où il fonde sa propre agence de consultants en HQE, le WorldBuild Technologies Inc. Les différents Etats américains, et leurs capitales se pressent au tourniquet, pour lancer avec Gottfried leurs « plans HQE », assortis de réductions d’impôts, de prêts bonifiés, et largement soutenus par les inépuisables fonds de pension (dont CallPERS). Le « green building », un business ? Sans aucun doute, pour ce nouveau genre de « sustainable golden boy », qui affiche aussi ses convictions dans la gouvernance, le respect des employés, les économies d’énergie…et ne manque pas, en 1998, de créer à Sydney le « World Green Building Council », histoire de faire partager ses convictions et son expérience aux six autres pays qui le rejoignent (dont seulement l’Espagne, côté européen). Aujourd’hui, le grand défi de David Gottfried, c’est de propager sa «révolution verte » auprès des promoteurs privés, beaucoup moins sensibles que les organismes d’Etat à ces considérations environnementales. « Mais cela prendra encore au moins 10 ans », conclue-t-il, « et il faut pour cela un soutien permanent du gouvernement et des financiers ». Jean-Marc LEFEVRE Président de la PCDDEI
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